Lorsque l’Art nous transporte,
nous modèle

Il est des évidences oubliées qu’il est bon de retrouver.

Et si les œuvres d’Art, musicales, picturales, littéraires… nous donnaient l’inspiration que nous recherchons désespérément par ailleurs ?
Et si l’Art nous transformait ? Et, quelque part, peut-être, s’il nous réparait ?

La musique

En mes premières années, je me suis bercée de musique classique, disques vinyles 33 tours en boucle sur le tourne-disque. Cliché mémorable d’un autre temps.
Puis, comme une adolescente, sur mon baladeur les cassettes précieusement sélectionnées dans le classement du Top 50 défilaient. Comme toute ado accrochée à sa musique.
Dos tourné à la musique classique, donc, oubliée dans une autre réalité, une autre identité.

Oubliée, la musique classique.
Mais je l’ai redécouverte il y a quelques années, lors d’un festival de musique, à La Perrière, dans Le Perche. Et le ressenti de sécurité retrouvé m’a surprise.
Ces notes me semblaient à la fois si familières… et si lointaines…
Pourquoi ne pas avoir continué à profiter du bien-être transmis par ces notes orchestrées durant tant d’années ?
Comment avais-je pu oublier ?

Est-ce que grandir nous fait oublier ce qui nous fait du bien ?

Et ces musiques qui nous transportaient, qui nous mettaient en un autre état, qui nous faisaient rêver ou nous donnaient l’énergie pour nous dépasser ? Ces airs qui nous consolaient, parfois.

Savons-nous encore les utiliser ?

En devenant plus adultes, plus responsables, plus importants, avons-nous encore une place pour ces musiques dans nos vies si pleines d’occupations de tous ordres ? Sommes-nous devenus trop sérieux ou trop fiers pour nous laisser porter ?
Savons-nous encore en tirer l’aide que nous y recherchions, plus jeunes alors ?

La musique est-elle présente dans notre univers d’adulte ?
Vers quelles musiques sommes-nous portés, aujourd’hui ?
Et quelle est la place qui leur est accordée ?

Quelles musiques ? Quelles fréquences ? Quels ressentis ?
Quels maîtres d’Art ?

La peinture, la sculpture

Lycéenne et universitaire, je m’échappais vers les musées parisiens et me nourrissais littéralement des œuvres qui s’offraient à mon regard.
J’en ressortais emplie d’une énergie indéfinissable, mais merveilleusement porteuse et conductrice. Mes rêves avaient, l’espace d’une visite, pris en hauteur et en grandeur.

Aujourd’hui en Normandie, entre Le Perche et Alençon, je suis des premiers visiteurs des Marchés d’Art et expositions d’artistes contemporains.
La distance n’est plus un frein. L’information est accessible sur internet. Mais l’écran ne porte pas aux mêmes ressentis qu’un vrai face à face avec l’œuvre dans toute sa représentation.

Et la littérature…

Rencontres inoubliables cadencées par une syntaxe sagement alignée sur papier.

Quels écrivains lisons-nous ? Quelle littérature ?

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